Atelier écriture du 21 septembre 2010

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 16:47

 

Consigne : Il s'agissait de raconter un événement, une anecdote, concernant une phobie. Sauf que la phobie était imposée, et pouvait être assez... étonnante ! Ces phobies ont été piochées sur Wikipédia. Peur de la page blanche, que nenni !

Texte de Dominique sur la paraskevidékatriaphobie : peur du vendredi 13.

Non, je ne suis pas superstitieux. Il m'arrive régulièrement de passer sous une échelle avec un chat noir dans les bras. Qu'on me dise que je suis paraskevidékatriaphobe, je trouve cela exagéré. Je préfère juste que les vendredis tombent le 10 du mois, ou le 11, ou le 12, voire le 14. Et je n'ai rien contre les mardis 13, les mercredis 13. Ma mère, elle, c'est une vrai paraskevidékatriaphobe. Pour qu'il ne m'arrive rien les vendredis 13, quand j'étais petit, elle m'enfermait dans un placard matelassé, comme cela j'étais à l'abri, disait-elle. Et elle me laissait dedans le samedi 14 aussi, des fois que les mauvais esprits avaient un décalage horaire. Du coup, j'ai un mauvais souvenir des vendredis 13, quand même. Mon ex aussi, était paraskevidékatriaphobe. Elle s'entendait super bien avec ma mère. Elle l'invitait tous les vendredis 13 dans notre maison, pour que l'on se serre les coudes devant l'adversité. Et l'on passait une journée calamiteuse à se protéger de tout. Il faut dire que j'ai vu le jour un vendredi 13, et que j'ai rencontré mon ex un vendredi 13, de là à supposer que je suis la cause de leur phobie... Moi, le vendredi 13, j'ai juste peur qu'elles me contactent pour me dire de faire attention, alors, chaque vendredi 13, je coupe le téléphone, je reste chez moi et je n'ouvre à personne. Non, non, je ne suis pas paraskevidékatriaphobe...

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier écriture du 21 septembre 2010
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 16:43

 

Logo- rallye : chacun(e) écrit des mots sur un bout de papier, on met tous les mots en commun, et il faut écrire un texte contenant tous ces mots.

Les mots imposés sont : radis, gronder, bleu, sucrerie, flâner, exaspérant, théière, arriver, irisé, luthier, vendanger, chaud, pain, lutter, fluet.

 

Texte de Dominique

Ils vendangeaient. Pour gagner leur pain. Juillet était chaud, donnant au raisin un soleil nécessaire, donnant au labeur une fatigue supplémentaire. C'était leur premier été de travail, adieu les vacances à flâner, rêvasser, Marius avait convaincu Joseph d'aller faire les vendanges. Marius s'était trouvé une formation de luthier pour la rentrée, mais n'avait pas un radis pour la payer. Et même en réduisant ses achats de sucreries et en vendant la théière de collection de mamie, les frais d'inscription l'avaient obligé à chercher un job. Et il avait entrainer Joseph dans l'aventure. Et il le regrettait. Joseph passait son temps à regarder les reflets irisés du raisin, et cela devenait extrêmement exaspérant. Certes, Joseph était fluet et ce travail l'éreintait. Mais, cependant, quand même...! Marius devait sans cesse le gronder, le pousser à lutter contre la fatigue. Joseph n'y arrivait pas, et ne rêvait, depuis le deuxième jour, que du bleu reposant d'une mer calme au bout de la plage.

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier écriture du 21 septembre 2010
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Chahuts de mots
  • : Voici le blog de l’atelier écriture de la Maison Marion du Faouët (Association Les Trois Maisons - Rennes). Vous y trouverez quelques textes écrits sur place lors de nos ateliers ou à la maison.
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés