Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 15:41

 

 

 

Fixing a Hole - Réparer un trou

Les Beatles ont fait une chanson s'intitulant Fixing a hole, nous créons un texte rimé ayant pour titre Réparer un trou ! fixhole.jpg

 

Texte de Dominique

Bagarres épiques, guerre des boutons

ça bastonnait sauvagement

Juste leur éclater les dents, le menton

Une réputation à garder bravement.

J'en revenais, couvert de sang,

Prenant un air innocent,

Ma mère ulcérée, criant son courroux :

« De ton pantalon, qui va réparer le trou ? »

 

Expériences festives, formation timide

Sur quelques années, je passe rapide

Je fais mon CV, hélas ! C'est le désert

Entre 20 et 25 ans, qu'ai-je bien pu faire ?

Y a un grand trou, dans ces années

Qu'ai je bien pu mariner ?

Je dois inventer, j'étais champion

De water-polo aérien, oui, attention !

Des patrons je dois éviter le courroux

De mon cv je dois remplir les trous...

 

Texte de Marie-Christine


 

Pour réparer un trou

 

Pour réparer un trou

Quelque soit sa taille et sa profondeur

Mieux vaut être d'ardente humeur

Et avoir un outil dans le coup

 

Refrain : Pas un trou ne reste

A celui qui persiste

Pas un trou ne résiste

A celui qui insiste

 

Vous saurez adopter dès le début

Un rebouchage de qualité

Utiliser juste la bonne quantité

Et atteindre ainsi facilement votre but

 

Pour réparer un trou

Choisir colle, rustine, ciment, pâte

L'appliquer ou boucher sans hâte

Évitez de vous prendre le chou

 

Méfiez-vous des trous gênants

En particulier dans l'agenda

Quant au trous de mémoire, les plus ingrats

Ils accusent l'âge des gens

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier écriture, juin 2010
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 16:00

L'atelier écriture de la Maison Marion du Faouët va reprendre le mardi 21 septembre 2010, à 18h30.

 

Nous vous invitons à venir rejoindre notre groupe pour une nouvelle saison de jeux autour de l'écriture, de petits textes débridés, de consignes étonnantes et d'idées farfelues...

 

Pour s'inscrire :

Maison Marion du Faouët (association Les Trois Maisons)

10, allée Marion du Faouët

35000 Rennes

02.23.42.07.96

contact.troismaisons ( @) gmail.com

Par Petit cancre
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 17:43

Consigne : inventez l'origine de cette expression : "On n'est pas sorti de l'auberge"

 

Texte de Dominique :

 

L'Auberge du Cheval Roux était connue dans toute la région. Et bizarrement, non à cause du nom assez étonnant qu'elle portait. D'ailleurs on ne l'appelait que rarement « Auberge du Cheval Roux », on parlait plutôt de l'auberge de la Mère Michèle. La Mère Michèle avait la réputation d'être le plus fin cordon bleu de toute la contrée. Et avait aussi la réputation d'un caractère... disons, assez fort. S'attirer le courroux de la Mère Michèle, c'était risquer d'en voir de toutes les couleurs, de toutes les chandelles.

Un groupe de voyageurs, attiré par la bonne cuisine, avait cependant omis d'amener de quoi régler la note. La Mère Michèle, une fourche à la main, les obligea à payer par leur travail leur repas. Elle leur montra un immense tas d'aubergines à éplucher. Les voyageurs ne connaissaient pas ce légume, et la Mère Michèle était meilleure en cuisine qu'en prononciation. Ils se retrouvèrent donc à éplucher une quantité d' « auberges » effroyable (c'est ainsi qu'ils avaient compris le nom du légume), la Mère Michèle leur ayant dit qu'ils ne sortiraient pas de là tant que tout le tas ne serait pas épluché. Ils se dirent qu'ils n'étaient pas sortis de l'auberge.

Quand ils purent enfin partir, trois jours plus tard, les doigts endoloris et tout piteux, ils racontèrent leur mésaventure partout où ils passèrent.

On utilise désormais cette expression pour évoquer une situation compliquée dont il va être difficile de se dépétrer.

 

Texte de Nelly :

 

Lors de vacances dans le Sud de la France il y a fort longtemps, Nicolas, un vieil ami, me racontait une mésaventure qui aurait pu tourner au drame.

Il s’était arrêté avec sa famille dans une petite auberge au sein d’un village parfumé par les champs de lavande. De vrais paysages de cartes postales, une sérénité profonde où régnait un doux silence ponctué par le chant des cigales.

 

La première nuit, Nicolas n’avait pu fermer l’œil : leur voisin de chambre était passé de quintes de toux aux gémissements. Un médecin était alors intervenu au petit matin suite à l’appel téléphonique de Nicolas.

Le médecin avait alors annoncé d’un ton grave : « il s’agit sans doute d’un virus tueur. Il faut que je m’en assure, mais en attendant, inutile de prendre de risques ; tous les occupants de l’auberge doivent être mis en quarantaine ».

Durant 3 jours, ils furent retenus, entre prises de sang et divers examens....

 

Au 4ème jour enfin, un spécialiste arriva et déclara avec un large sourire qu’il ne s’agissait en fait que d’un virus bénin.

Après avoir été vacciné, Nicolas pu enfin quitter l’auberge au bout de 4 longs jours.

 

Maintenant, vous comprendrez aisément que l’on puisse dire de façon fondée : « on n’est pas sorti de l’auberge ! »

 

Et si vous voulez vraiment savoir d'où vient cette expression, jetez un oeil sur ce site, par exemple !

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier écriture du 13 avril 2010
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 17:21

Consigne : chacun écrit 2 mots (un nom commun, un verbe) sur des papiers. On met les papiers en commun. Et il s'agit de faire un texte contenant tous ces mots !

mots imposés par le groupe : Recours - tourterelle - ordinateur - noctambule - coccinelle - partir - se baigner -jouer - glisser -vilipender

 

Texte de Marie-Christine :

Sa vie décousue finissait par lui attirer triste réputation. Il glissait petit à petit dans la débauche et, devenu noctambule notoire, passait son temps à jouer au casino. A force d'être vilipendé par son entourage et n'ayant plus d'autre recours, faut de moyens, il décida de partir loin de ce "Las Vegas" infernal pour un pays version originale tout en tourterelles et coccinelle. C'est ainsi qu'il appela son nouvel El Dorado loin de la civilisation des ordinateurs. Il s'attira les bonnes grâces d'un chef de tribu amazonienne, se baigna dans leurs coutumes traditionnelle. On dit aujourd'hui qu'il serait même devenu chef de cette tribu.

 

Texte de Dominique :

« Ah, misère de misère, horreur de malheur, injustice désastreuse ! »

Tels étaient les cris que lançaient nombre d'employés au début du printemps, obligés de rester devant leur ordinateur alors que les rayons du soleil venaient les charmer avec insistance de l'autre côté des carreaux.

Vous aspiriez, chers employés, dès les beaux jours, à partir à la mer pour vous baigner, pour jouer à la pétanque ou pour regarder vos enfants glisser sur les balançoires du club de vacances. Et, je le sais, nombre d'entre vous ne pouvaient s'empêcher de me vilipender, moi leur employeur, de ne pas leur donner assez de jours de congés. Vous disiez profiter du soleil autant qu'une personne exclusivement noctambule.

Vous pensiez n'avoir aucun recours, aucune solution, mais nous avons pensé à vous...

Pour ce début de printemps, nous offrons à chaque employé un fond d'écran « coccinelle ».

Votre employeur vous aime, et il vous dorlote. Il vous regarde avec les yeux doux d'une tourterelle. Remerciez le par votre productivité.

 

Texte de Nelly :

Etant noctambule, j’ai souvent recours à mon ordinateur, je peux y jouer parfois toute la nuit. Il m’arrive aussi de prendre ma coccinelle au garage et de glisser à vive allure sur les routes obscures, ou bien même encore de me baigner dans ma piscine.

Mais après toutes ces escapades nocturnes, régulièrement, je me fais vilipender par ma « tourterelle ».

Alors, mécontent, je pars en claquant la porte.

 

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier écriture du 13 avril 2010
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 10:34

Consigne : Il s'agit d'écrire un texte contenant six phrases imposées, six phrases empruntées au livre de Paul Auster "Revenants" :

- Mais la ressemblance est frappante

- La femme retourne à sa table avec l'air d'aller un peu mieux

- D'un côté comme de l'autre, la clé de cette affaire, c'est l'action

- Dieu sait que ça doit bien exister

- Bah, tout travail a sa routine

- Dans ce cas, pourquoi ce mystère ?

Comme toujours lors de l'atelier, le temps imparti pour rédiger est limité, l'imagination, elle, a toute liberté !

 

Texte de Marielle :

L'inspecteur de police repose le portrait robot; il est stupéfait! Ça n'est pas sa femme  mais la ressemblance est frappante.

Il est secoué sous le coup de cette découverte. Pourtant Dieu sait que ça doit bien exister, des jumeaux « physiques » sans aucun lien de parenté; connus en tous cas.

Il est cependant perplexe: y aurait-il un pan inconnu de lui dans l'histoire familiale de son épouse? Dans ce cas, pourquoi ce mystère?

Dès ce soir il va adroitement l'interroger sur son parcours et celui de ses parents et de ses frères et soeurs dont il réalise ne rien connaître. Il a l'habitude, bah, tout travail a sa routine; elle ne rendra compte de rien et sera heureuse qu'enfin il s'intéresse à elle..............

Au moment du dîner, il laisse malencontreusement tomber le portrait robot, avec le signalement de cette meurtrière présumée.

Son épouse le découvre par terre et pousse un cri d'effroi; il accourt, la soutient; la femme retourne à sa table avec l'air d'aller un peu mieux........Elle est toujours livide et ne comprend pas: elle s'est seulement reconnue......en quelque sorte.

Les mots sortent alors de sa bouche, se bousculent sur ses lèvres; elle n'en finit pas d'expliquer le fonctionnement tortueux et compliqué de sa famille.

Elle ne s'y reconnaît pas, ou plus.

A bout de force elle s'endort sur le canapé; l'inspecteur, tendrement, la couvre du plaid. Il songe alors d'un côté comme de l'autre, la clé de cette affaire c'est l'action et prépare son plan d'intervention pour le petit matin............

 

 

Texte de Marie-Christine :

Accoudé au zinc, Paul finit sa bière tout en tenant conversation avec le propriétaire du bar « L'Espérance ». Il lui parle tout bas ce qui intrigue la clientèle des habitués.

L'un d'eux l'interpelle : « pourquoi chuchotes-tu ainsi ? »

- Ça ne te regarde pas et ça n'a pas d'importance: lui répond Paul

- Dans ce cas, pourquoi ce mystère ? : demande aussitôt Léon

- Si les poules avaient des dents, je t'en tiendrai informé : lance Paul.

- Des poules avec des dents, Dieu sait que ça doit bien exister ! : rétorqua Léon

- Ouais, ta femme par exemple ! Ricane Paul

- C'est pas une poule ! : invective Léon.

- Mais la ressemblance est frappante : pouffe aussitôt Paul dans un rire gras.

La femme de Léon devient alors rouge de colère. Déjà elle secoue son mari, lui disant : « Tu ne vas pas laisser passer ça, c'est ton travail d'homme que de laver mon honneur dans cette affaire ».
Et Paul de répondre : Bah, tout travail a sa routine. S'il faut en venir aux mains, nous y viendrons ! »
Aussitôt dit, la femme retourne à sa table, avec l'air d'aller un peu mieux.
Paul s'approche alors de Léon et lui dit :
« D'un côté comme de l'autre, la clé de cette affaire c'est l'action. Et qui dit action, dit réaction. Donc en réaction à tes propos discourtois envers mon épouse, offre-moi une bière et on est quitte. Excuse-toi auprès de Madame et on sera doublement quitte. Alors ? Demande Paul. Et Léon de lui répondre :

- Quitte ou double ? Pour moi ce sera double. Une bière pour toi et une pour moi. Et c'est pas une poule qui entamera la complicité entre deux coqs !...

 

 

Texte de Dominique :

L’homme arrive le premier dans ce discret bar de centre-ville. En costume impeccable, l’air sûr de lui, un visage à la Georges Clooney. La femme arrive quinze minutes plus tard, et le rejoint à la petite table où il s’est installé. Les cheveux en bataille, la jupe froissée, elle s’excuse de son retard. Elle a eu du mal à trouver. Elle n’est pas descendu au bon arrêt de bus, elle a demandé son chemin à des gens qui l’ont mal renseignée. « Des abrutis… » dit-elle, « et encore je suis polie ». Lui sourit, dit que ce n’est pas grave.

Les sites de rencontre sur internet, cela offre parfois des rendez-vous improbables. L’homme se dit que trouver une femme avec un brin de tenue, cela ne devrait pas être si difficile ! Dieu sait que ça doit bien exister. Celle-ci parle en mâchant un chewing-gum, en le mastiquant sans discontinuer. C’est pour ne pas fumer, dit-elle. On dirait une vache, pense l’homme. Non, quand même pas, les vaches ne pensent pas à arrêter de fumer. Mais la ressemblance est frappante.

Elle l’interroge sur sa vie, lui répond laconiquement. Elle lui dit que ce n’est pas grave s’il ne sait pas bien parler, que elle, elle ne sait pas bien écrire, que c’était une copine qui écrivait  les messages sur internet, comme Cyrano de Bergerac, quoi ! Elle dit que si on veut trouver pantoufle à son pied, faut user de stratagèmes… Mettre une photo d’une copine à sa place, se faire aider pour écrire les messages, mentir sur son âge, son travail… D’un côté comme de l’autre, la clé de cette affaire, c’est l’action.  Faut se bouger !  dit-elle. Lui dit qu’il n’a pas menti, que cela le meurtrit un peu, toutes ces libertés avec la vérité. Elle répond que si elle avait mis qu’elle était caissière dans une grande surface, il ne se serait pas déplacer. Lui dit que si, sûrement. Enfin, peut-être. Que le travail de caissière était très utile, indispensable. Elle dit qu’elle voudrait faire autre chose, parce qu’elle en a marre de faire tout le temps la même chose. Bah, tout travail a sa routine, répond–t-il. Et toi, qu’est-ce-que tu fais, tu ne me l’as jamais dit ? l’interroge t-elle. Je …fais de l’accompagnement de personne, balbutie t-il. Tu les accompagnes où ? demande t-elle. Et moi, tu veux bien m’accompagner ? plaisante t-elle. C’est-à-dire que c’est assez spécial…

Tu m’as dit que tu aimais la vérité ! Dans ce cas, pourquoi ce mystère ?

Je suis croque-mort, répondit-il, j’accompagne les gens dans leur dernière demeure.

La femme se leva de table précipitamment, se dirigeant à toute vitesse vers les toilettes.

L’homme en profita pour s’éclipser.

Au bout d’un moment, la femme retourne à sa table, avec l’air d’aller un peu mieux.


Texte d'Elisabeth :

L’autre jour, en faisant la queue pour prendre des billets à l’opéra, dans une longue file d’attente et devant une porte fermée (les réservations commençant dans deux heures…), je  me suis retrouvée entourée de personnages qui s’interpellaient les uns les autres, certains racontant leur vie au premier venu, comme pour conjurer le morose de la situation.

Je les regardais, cherchant à imaginer ce que pouvait être leur vie au quotidien, pour conclure : « Bah, tout travail a sa routine ». Passons à autre chose…

Et ce jeune père de famille qui se relaie avec sa femme pour garder la place et distraire les enfants, je ne l’avais jamais vu, mais la ressemblance est frappante avec un de mes anciens voisins : le monde est petit… en quelques années, il aurait déjà trois marmots ! Enfin, Dieu sait que ça doit bien exister, des vies qui s’épanouissent en si peu de temps… D’un côté comme de l’autre, la clé de cette affaire, c’est l’action.

En tous cas, si c’est lui, on peut dire qu’il n’est pas resté les bras croisés à attendre que ça arrive. Rester faire le piquet ici dans le froid, ce n’est sûrement pas son truc…

Pour moi qui fais seule le planton, comme ma voisine du reste, heureusement que j’ai un journal dans mon sac…

Tiens, d’ailleurs, je vais le lui proposer, ce sera une façon d’entamer la conversation.

Bien m’en a pris, car en regardant les gros titres, elle allait de découverte en découverte. « ça alors, qu’est-ce que c’est que cette histoire d’apéro-géant ? »

- On ne sait pas qui l’a organisé, lui dis-je pour attiser sa curiosité…

 - Ah bon ! mais dans ce cas, pourquoi ce mystère, me lance t-elle.

- Je ne sais pas… Toujours est-il qu’ils étaient au moins 5000 et qu’il n’y a pas eu plus de dégâts qu’un week-end comme un autre…

Par Petit cancre - Publié dans : Atelier d'écriture du 30 mars 2010
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